Retour sur la sortie Sardaigne

La Sardaigne du Nord 2017 by Claude Laurenceau     Voir les Photos ICI

 

Comme cela devient une tradition, on se retrouve à Toulon au « bar de match » derrière la station-service de l’entrée du port de Toulon. Coup de pot il y a match ce soir, donc le bar est ouvert, condition absolue pour ouvrir le troquet. Cette année, comme l’an dernier on est 7 motos.  6 pour l’instant car les Bonamour nous rejoignent sur place (habitant maintenant la Corse). Les nouveaux c’est Marlène et Régis, ceux qui nous manquent pour cause de voyages aux « states » c’est Philippe et Marie Ange. Nous voilà donc en partance pour la Sardaine. Première soirée sur le bateau, 1er Apéro (évidemment pas le dernier…). On commence à bien se connaitre, c’est facile. Après diner, Claude nous fait un briefing complet du voyage. On est tous assis dans un couloir face à « Road Captain  Claude » qui étale par terre une carte géante de la Sardaigne pour nous expliquer. Evidemment sur un bateau et dans un couloir il y a du passage. On en a bien fait rigoler quelque uns avec notre classe de géo improvisée. Mais rien n’arrête Claude (on le reverra plus tard), il fait son briefing à ses ouailles.

 

Samedi débarquement à Porto Torres, 6h du mat (j’ai des frissons …..) donc levé 5H et en silence car le bateau poursuit sa route (retourne ?) vers la Corse (Porto Vecchio). Les Bonamour sont là à nous attendre, ils sont arrivés la veille au soir et nous voilà donc au complet une fois les formalités de contrôle d’identités passées.

Comme il n’y a pas grand-chose de ce côté de Porto Torres, Claude décide de tracer un peu histoire de se mettre en appétit. Il nous arrête pas bien longtemps après dans un bar (restau) qui est à peine ouvert. Au bord de la mer et tout seul en bord de route. On est les premiers clients (les seuls) et ils ont tous. Café, Croissant au chocolat, des viennoiseries délicieuses…. Bref ça commence plutôt bien. Il fait un temps splendide, avec la fraicheur du matin. Bon c’est pas tout ça mais il faut y aller. On a un peu de route à faire. Belle balade en bord de cote, des pauses dans les endroits à voir, pas de stress. Jusqu’à Santa Theresa pour Déjeuner, On visite un peu la ville et on repart pour rejoindre notre l’hôtel « Geovillage » à Olbia. un **** plutôt pas mal avec une piscine magnifique. On ne dine pas tard et au lit. Tout le monde en a plein les bottes.

 

Dimanche : première véritable journée de vacances. Claude nous a prévu la visite du musée du liège (à Calagianus), l’Italie principalement avec la Sardaigne est le 3eme exportateur Mondial derrière le Portugal et l’Espagne. C’est le poumon économique de cette partie de la Sardaigne. Notre guide dans un français impeccable nous explique tout. Comment c’est extrait des chênes lièges puis travaillé. Manuellement d’abord puis de plus en plus automatiquement. Il faut savoir que pour avoir un liège « qualité bouchon » il faut attendre que le chêne soit assez gros, une première extraction de l’écorce (mâle) ne sert qu’à être broyée. 10 ans plus tard le même arbre donne encore son écorce qui a repoussé de l’intérieur. Mais elle n’est toujours pas bonne pour les bouchons. Elle est broyée pour faire de l’isolation. 10 ans encore plus tard. Le même arbre donne encore son écorce et là, si tout va bien la qualité est bonne pour les bouchons. Faites le compte, l’arbre grandi suffisamment et il faut ensuite 2*10 ans (en tout environ 30 ans) pour commencer à exploiter un chêne liège. Qui ensuite tous les 10 ans doit donner une écorce de qualité. Matière première qu’il faut ensuite travailler. Sacrés métiers. Déjeuner (super bon) à Aggius (Village en granit) puis visite digestive, Cathédrale inclus, j’y tiens.

2e activité de la journée, un Nuraghe. C’est une sorte de Cosne en pierre, construit il a env 3500 ans et qui est le centre souvent, d’un village construit autour. Il y a 2 pièces en RDC, dont une habitée par une colonie de petites chauves-souris qu’on ne doit pas déranger (elle dorment le jour) mais qu’on peut photographier avec les flash (elle sont aveugles). C’est une des plus petites espèces au monde (6cm), Et elles sont enceintes, donc, on évite de les perturber. Dans le Nuraghe, probablement la demeure du chef, il y a aussi un silo à l‘étage avec une autre pièce, pour stocker les céréales et autres denrées. Il y a presque 7000 Nuraghe en Sardaigne ce qui est énorme par rapport à la superficie de l’ile. Celui-là fait 7M de Haut haut, soit la moitié de sa hauteur d’origine. Le village existe, sous terre, mais comme la Sardaigne a peu de moyen, sur ce site (comme beaucoup d’autres) les fouilles n’ont pas encore été faite. Mais il y a des sites visitable ou tout le village a été découvert. A voir. La manière et la taille des blocs de pierre empilés pour construire cet édifice sont impressionnantes. Surtout quand on pense à l’époque (Age de bronze…).

Claude avait ensuite décidé de nous balader un peu pour rentrer. On a confiance, on le suit. Là on a un peu regretté. J’avais bien vu sur sa carte sur le bateau cette « petite route » qui en reliait 2 plus grandes. Mais en fait on a fini dans un chemin en terre, pentu, plein de crevasses (quand il pleut ca ravine). Bref, un peu galère. Certains dont je tairais le nom par amitié ont « posés » la moto, sans mal, mais quand ça arrive deux fois au même, ça l’énerve un poil. Parce qu’une fois dans le trou, il fallait remonter, et là personne ne rigolait. En fait si, un, Claude, qui ne se départit jamais de sa bonne humeur. Il avait repéré « qu’après c’était mieux ». Donc pas le choix. On a remonté toutes les motos, sans bobos, ni pour elles, ni pour les personnes. Mais on a demandé à Claude de retirer l’option « Rando » de son GPS. Et on le nommera « Cross Road Captain » Toute la semaine. On en a bien rit le soir à l’apéro. Il nous refera le coup du « chemin terreux » un autre jour, mais en moins ardu. Une rigolade (après l’avoir passé).

Première soirée détente à l’hôtel. On initie un rite. Chaque jour un couple paye l’apéro. Ça fera juste le compte. Grosse majorité de Spritz, Le truc Orange et très bon sur les photos.

 

Lundi départ tranquille vers le mont Limbara à >1350m . Un peu hérissé d’antennes (et d’une zone militaire), mais avec une vue magnifique. On y a fait de belles photos. On a ensuite déjeuné,  pas au restau prévu,  mais super bien à Tempio. Visite ensuite de la vieille ville (et sa cathédrale) puis retour à l’hôtel en mode balade et en faisant un détour pour aller voir un olivier. Drôle d’idée non ? Mais comme Claude y tient, on le suit. On y arrive, on ne voit rien sauf qu’il faut payer pour le (les) voir. Bon, 2,5€ c’est pas la mort, on y va. Et là, grosse surprise. Une guide nous explique que ce qu’on va voir c’est (soit disant) les plus vieux arbre du monde. L’un aurait 4000 ans (marge d’erreur 200 ans) mais on ne peut guère l’approcher. Il est vivant mais fragile. Par contre celui de 2000 ans « seulement », lui on est allé dessous. C’est très impressionnant. Les photos sous l’arbre vous donnent une idée de la taille du tronc. Celui de 4000 ans à un diamètre du tronc plus important que sa Hauteur (Il fait 14m de Haut je crois). Les olives qu’ils donnent ne sont pas comestibles. Super idée d’avoir été voir ça.  Ensuite retour à l’hôtel de bonne heure où nous avons tous profite pleinement de la piscine avant de clôturer la journée par l’apéro puis le dîner tous ensemble.

 

Mardi. On fait les bagages pour partir l’après midi de ce super hôtel mais la matinée est libre. Certains profiterons encore des atouts de l’hôtel (piscine restau … ) d’autre iront se balader. Avec Christine on a eu un pot d’enfer. Petite plage dans une baie magnifique entourée de propriétés digne de la Côte d’Azur, mais avec quasiment personne. Bref idéal. On se retrouve à l’hôtel pour ce que Claude appelle la première transhumance. Impeccable sauf qu’une petite erreur de trajectoire a fait que son GPS qui a fait le job pour nous faire rattraper la bonne route nous a ramené par une petite route par moment sans goudron. Donc il a craint (et nous aussi) qu’on était reparti pour une séance de cross. Mais non. Pas méchant. Il y avait juste une petite rivière. Certain (mais pas Claude) ont un instant d’égarement pensé a traverser à gué. Mais il ne faut pas pousser on était chargé J Tout se termine bien. On passe par des routes superbes, paysage magnifique on a même vu une énorme carrière (de calcaire?). On arrive à notre 2e Hotel, moins grand et luxueux peut-être, Mais sur le port de Cala Gonone. Très sympa. Déballage, installation, apéro, dîner, dodo. Demain sera une grande Journée.

 

Mercredi. Claude nous avait prévu une marche de 11 km avec pique-nique. Mais devant l’enthousiasme modéré de son bataillon de bikers et bikeuses. Il a fait preuve d’agilité, il a changé son programme. Du port où nous étions, il a proposé une mini croisière en bateau (avec pilote). On en avait 2, et on a passé la journée le long des côtes de ce coin superbe de Sardaigne. Accès à des grottes inaccessibles autrement, crique, plages lagons… il faut voir les photos. Seule ombre au tableau, certains endroits sont envahis de chenilles processionnaires qui tuent tous les arbres sur les hauteurs. On le voit très bien depuis les bateaux. On en a même qui se baladent sur la plage. Les bateaux nous ont débarqués 3 fois sur de petites plages pour repos/baignade, et déjeuner pique-nique. Magique. On s’est fait un peu secouer dans les bateaux surtout dans le plus petit. C’est sûr la mer, même Méditerranée ce n’est pas un lac. Mais de l’avis de tous. La journée bateau c’était tip top. Personne, même pas Claude je crois n’a regretté la marche de 11Km prévue.

 

Jeudi : On refait les bagages pour la 2e et dernière « transhumance », et repasser côté Ouest de la Sardaigne. Très belle balade sur la journée, tranquille, pour rejoindre Alghero et son Hôtel encore un **** superbe. Mais pas sans visiter quelque chose. On à déjeuner et visité un village assez étonnant. Petit, pas grand monde, mais des maisons avec des murs peints de fresques magnifiques, en trompe l’œil souvent. Pourquoi ? Mystère. Pas une ne se ressemble, elles sont immenses. C’est le village de Tinnura. A voir si vous passez par-là (il faut le faire exprès). C’est là aussi qu’on fera une réparation de fortune sur la moto de Jean Denis, dont le pare sacoche avait cassé et menaçait de se détacher complètement (dangereux). Mais on (Bernard surtout) avait le matériel pour bricoler tout ça.

 

Vendredi : Là encore une magnifique journée s’annonçait. On allait rejoindre une ile. Devenue dans les années 90, parc national (Dell’Asinara). Mais avant, c’était une « Ile Prison ». 3 prisons pour des détenus de droits communs d’abord (un peu forçats car ils cultivaient l’ile). Puis sur la fin des détenus beaucoup plus dangereux (meurtriers, pédophiles …) et surtout des Mafieux. Après avoir pique-niqué (on est arrivé assez tard), nous visiterons avec une guide parlant bien Français), la seule prison qu’ils maintiennent en état (pour les touristes). On se rappellera longtemps de ce qu’on y a vu. Les conditions de vie, des détenus mais aussi des gardiens étaient particulièrement dures.

L’autre particularité de cette ile, c’est que c’est un parc national. C’est grand et on peut s’y balader de plusieurs façons. Petit train, Voiture électrique, Jeep avec Chauffeurs, ou vélo. Bien sûr Claude avait choisi le Vélo… Tout le monde a été d’accord pour le vélo, sauf 2 couples, Michel et Françoise, Christine et moi. J’étais un peu honteux mais en fait après coup, drôlement content. Parce que l’ile n’est pas plate, mais alors pas du tout. Certes il y avait 50% de vélos électriques. Mais quand même. Nous avons déploré le seul accident de séjour. Olivia qui s’est loupée dans une descente et s’est arrêtée dans un mur. Bilan la jambe droite bien « frottée ». Et là la voiture électrique a fait l’ambulance. On l’a ramenée en bas et tout le monde a pu continuer la balade, sauf Jean Denis qui a rejoint son épouse (à vélo). Il y a sur cette ile des ânes « normaux » et beaucoup d’albinos, on croisera aussi quelques chèvres. On ira seulement  (parce que l’ile est beaucoup plus grande) jusqu’à un centre de soins pour  tortues. Là encore petite visite bien expliquée pour nous apprendre que les pauvres bêtes, mangent les sacs poubelle (les prenant pour des méduses), des hameçons nécessitant quelquefois une intervention chirurgicale, ou bien sont abimées par les hélices des bateaux. Elles sont accueillies et soignées, jusqu’à ce qu’elles puissent repartir en pleine forme. Très sympa et instructive visite. Mais ce n’est pas le tout  il faut rebrousser chemin pour reprendre le bateaux. Nous ferons avec le loueur de vélo la fermeture de l’ile. Personne n’y reste le soir. Un grand BRAVO à tous ceux qui ont fait l’effort de tout faire à vélo, certains et certaines intégralement sans assistance électrique. Claude peut être fier de son coup. Il nous a fait faire du sport.

 

Samedi : On reste à Alghero, où est notre hôtel. Seule la matinée est prise, et là encore, visite extraordinaire : La grotte de Neptune. 2 solutions pour l’atteindre : un escalier de 654 Marches ou  le bateau. Après le vélo de la veille, unanimité pour le bateau à touriste. On embarque pour une super balade le long de la cote en passant le « Capo Caccia » superbe vue du bateau et on débarque directement dans la grotte. Il y a pas mal de monde, on patiente pour entrer, mais quelle grotte. Stalactites et stalagmites en nombre, salle cathédrale incroyable et immense. Bref on se suit pendant 1h au moins dans cette immense cavité ou des millénaires d’infiltrations d’eau ont façonnés une architecture de calcaire extraordinaire.  Rien à dire d’autre que c’est à voir (ou revoir). Après la visite de la grotte, retour par le même bateau (vues et lumières différentes de la cote – magnifique). On déjeunera dans un restaurant sur la plage près de notre hôtel et l’après midi sera libre. Certains sont restés profiter de la piscine et se reposer. Nous, nous sommes allé faire un peu de plage/baignade, puis ensuite voir le « vieux Alghero », fait de petites rues, très commerçantes, avec des magasins voutés superbes. Il y a plein de vélos roses et autres décos autour du vélo à Alghero parce que le Giro (tour d’Italie) est passé cette année (avant nous) et a fait étape à Alghero. Comme en plus c’était la 100e du Giro, ils ont vraiment décoré toute la ville sur ce thème. Même les particuliers s’y sont mis. C’est notre dernière soirée en Sardaigne. On en profite, il fait bon. Mais ça sent la fin.

 

Dimanche on refait pour la dernière fois nos bagages. C’est là qu’on dira au revoir à Olivia et Jean Denis qui eux reprennent un bateau avant nous pour la Corse. Nous on repasse à l’est de la Sardaigne pour prendre le bateau (qui part à 15H) du Golf d’Aranci. Petite station, petit port, ou l’on est tout étonné de trouver les monstrueux bateaux qui font la liaison entre la Sardaigne et la France ou l’Italie. Nous déjeunerons dans un restaurant de plage avant de monter à bord. Et quitterons la Sardaigne en plein après-midi, non sans se dire qu’on y serait bien resté un peu plus longtemps. Le bateau avant la nuit passera par la Corse (Halte à Porto Vecchio) puis nous déposera le lendemain matin à Nice. Nous remonterons tous ensemble jusqu’à Marseille, où nous nous séparerons en plusieurs petit groupe pour rentrer chacun à son rythme.

 

Tout le monde est rentré sans incident. Il faut dire que contrairement à l’an dernier au retour de Corse, on a eu des conditions idéales tout le temps. Pas une goutte d’eau à l’aller, sur place et au retour. Que demander de mieux. Plus de 3100Km au compteur de la moto, ça c’est fait.

 

Claude vraiment tu as fait les choses parfaitement. On te doit une super semaine de plaisir, découverte et amitiés. Grand Merci au nom de tous.

 

Eric Debain.

 

 

 

Soyez le premier à commenter cet article sur "Retour sur la sortie Sardaigne"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.