Récit du Génabum d’in Ch’nord

Le Génabum Bikers chez les Ch’tis…

On s’était dit rendez-vous à 8h30 sur le parking des cinémas de Saran. Un week-end prolongé de 1er mai, alors que la transhumance naturelle file vers le soleil du sud, Nadie et Claude nous ont concocté une balade dans le ch’nord !!!

22, nous étions 22 au rendez-vous, 22 fous mais optimistes, avec 12 motos et une voiture. Seul manquait à l’appel notre « JJ » incapable de tenir en selle pour raison médicale. Ah oui j’oubliais, un chat noir s’était glissé dans le groupe…

Bonjour, comment ça va ? bien et toi ? Bises, re bises, blablabla, blablabla… fait froid ce matin, t’as mis combien d’épaisseur ? … Au fait, j’ai perdu 500 grammes. Félicitation, moi j’ai plutôt grossi. Mais non, j’ai perdu 500 grammes de pression au pneu arrière. Humm, vous l’apercevez le chat noir ?

Autoroute A10 direction Paris, bizarre, il y a quasiment personne dans notre sens et ça bouchonne dans l’autre !.. Contournement par l’A86 puis direction St Quentin. Premier arrêt carburant. Laurent, tu devrais vérifier la pression de ta roue arrière. Zut, nom d’un chat noir, il reste moins d’un bar de pression (d’aucuns diront que c’est moins grave que le contraire !).  Une bombe anti crevaison et nous voilà repartis jusqu’au prochain arrêt essence. Notre matou foncé en profite pour vérifier à nouveau son pneu. Pas besoin de manomètre pour voir qu’il manque un peu d’air. Après conciliabule, discussion et diagnostique l’achat d’une nouvelle bombe anti crevaison s’impose. Penchés, couchés ou même à quatre pattes autour du malade nous découvrons, oh misère, un clou planté au beau milieu de la bande de roulement traversant le pneu et la chambre (roue à rayons oblige). Re conciliabule, discussion et diagnostique. Il nous faut opérer et procéder à l’ablation du corps étranger avant d’injecter le contenu de la nouvelle bombe salvatrice. Tournevis, pince, retrait du clou, bombe, petit coup de compresseur, opération réussi.

Arrivés à St Quentin avec un peu de retard, nos estomacs crient famine et ce sont 22 affamés que le restaurant « L’Oliver » accueille. Mis à part la gentillesse de nos hôtes,  je ne retiendrai que 2 choses : Maroilles et frites… Ce n’est qu’un début, continuons le combat…

Vite, en selle, le musée Motobécane et des métiers d’antan nous attend…  Patatras, le chat noir en a décidé autrement, le pneu entièrement dégonflé nargue son propriétaire. Le temps n’est plus au pis-aller il faut trouver une solution pérenne.  Nous sommes samedi après-midi le week-end du 1er mai, ce n’est pas gagné. Allo garage machin, allo garage truc…  désolés nous sommes débordés ou nous ne touchons pas aux Harleys etc…  Enfin un garage accepte le dépannage et la moto sera prête à notre sortie du musée. Le chat noir est vaincu, nous pouvons cruiser tranquillement direction Lille dans le grand ch’nord.

De mémoire de parking couvert,  l’hôtel n’avait pas autant tremblé par les vrombissements des motos qu’il en déclencha une alarme aussi stridente que nos sirènes. Le chat noir aurait-il survécu ? Que nenni, simple coïncidence avec un client fumeur dans une chambre non-fumeur. Ouf…

Après une rapide douche revigorante, Claude nous promet une petite marche apéritive de 15 minutes pour atteindre notre restaurant du soir. C’est finalement après 45 minutes que franchissons le seuil de l’Estaminet « Lillois » pour un diner typique dont je ne retiendrai que 3 choses : Bière, maroilles et frites… Ce n’est qu’un début, continuons le combat…  Il est près de minuit, il faut penser à regagner nos pénates. Qui  dit 45 minutes de marche pour aller, dit 45 minutes de marche pour rentrer.  Sous prétextes de sciatique, de lombalgie et autres maux, 6 généreux donateurs dont je tairai les noms, hélèrent 2 taxis afin de doper l’économie du transport local. Cette initiative fut l’occasion pour le reste du groupe de donner libre cours à son sens artistique de la photographie.

Une nuit réparatrice plus tard, direction Lewarde pour une visite guidée des mines et rencontre d’un ancien mineur plein d’anecdotes et d’histoires vécues qu’il nous livre avec un gouaille teintée de ch’ti. J’ai beau avoir lu et vu quelques reportages sur les mines de charbon, j’avoue avoir été bouleversé par cette descente aux enfers, par les conditions de travail et l’exploitation des hommes, femmes, enfants et chevaux. Même si ça plombe un peu l’ambiance, quelle leçon de vie !!!

Déjeuner sur place dont je ne retiendrai que 2 choses : Maroilles et frites. Ce n’est qu’un début…

Départ pour les Flandres et Menin en Belgique histoire de vérifier que les contrôles à nos frontières sont bien renforcés puis, après-midi libre où chacun a pu, au gré de ses envies, flâner dans les rues, déguster une bonne bière belge ou encore acheter quelques chocolats…

Diner dans le vieux Lille à l’estaminet le « chat noir », non pardon, le « chat qui fume »  dont je ne retiendrai que 3 choses : Bière, maroilles et frites. Ce n’est qu’un début…

Lundi 1er mai, notre ch’ti  de service, Nadie, s’est transformée en guide pour nous faire découvrir le patrimoine du vieux Lille : La porte de Paris, le beffroi, l’opéra, la chambre du commerce, la vieille bourse, la fontaine, le théâtre du nord, l’hospice Comtesse, la cathédrale Notre Dame de la Treille, le palais Rihour avant de se retrouver autour d’une table pour un déjeuner à L’Gaiette. Remise d’un petit cadeau bien mérité à Claude et Nadie laquelle a entonné un P’tit Quinquin repris en cœur par les connaisseurs. Du repas je ne retiendrai que 3 choses : Bière, maroilles et frites.  Ce n’est qu’un début … Non, stop, je n’en peux plus. J’ai l’impression que mon pantalon à rétréci de 2 tailles et j’en connais qui auront des difficultés à fermer leur veste de pluie. (Il se reconnaitra !)

C’est l’heure, il faut repartir pour le sud, direction Orléans. Nous enfilons tous nos tenues de pluies pour conjurer le sort et prenons la route du retour. Dernière halte avant Paris ou nous en profitons pour se dire au revoir car nos chemins divergeront dans quelques kilomètres.

Que dire de cette sortie ? Une organisation sans faille de la part de Claude. Une guide connaissant parfaitement la région et l’architecture (y compris les fenêtres à meneaux …). Une ambiance au top, des rires, de l’amitié, une gastronomie à base de maroilles, de frites fraiches et de bières.  Enfin, n’en déplaise aux esprits chagrins, pas une goutte de pluie ! Nous en redemandons…

Nous avons retrouvé l’esprit d’un groupe de potes motards.

Amicalement,

Aramis.

7 Commentaires sur "Récit du Génabum d’in Ch’nord"

  1. Carole et François | 04/05/2017 à 17:18 | Répondre

    A pleurer de rire Régis pour ton super récit qui résume très bien notre excellent week-end. Et oui Claude fidèle à lui-même pour son organisation sans faille (heu !!! 15 mn de marche ou de course lol) et Nadie en guide touristique qui maîtrisait bien son sujet, tout était au top. Pas de pluie, ouf …. mais bon !!! un petit « chaton » noir s’est invité. Ca fait partie de la fête quelquefois, car oui c’était la « FETE » pour un « GRAND » week-end comme on les aime :la moto, le partage, la joie, les rires, les nouvelles rencontres, et l’AMITIE surtout entre potes. Merci à tous

  2. Laurent GROSBOIS | 04/05/2017 à 10:16 | Répondre

    Super week end merci a tous
    chat noir

  3. DEGENNE BERNARD | 04/05/2017 à 09:32 | Répondre

    SUPER COMMENTAIRE REGIS ET QUI RÉSUMÉ BIEN CE QU ON A VÉCU ,UN TRÈS BON WEEK-END ENTRE POTES COMME ON LES AIME ENCORE MERCI A CLAUDE POUR L ORGANISATION ET A NADIE BISES A TOUTES ET A TOUS .(BERNARD. MAMOUR POUR LES INTIMES !!!!)

  4. Jackie Farge | 04/05/2017 à 09:01 | Répondre

    Bonjour je vois que tu as repris du service
    Beau commentaire …….
    Bravo a toi …….
    A plussssssssss Jackie

  5. Merci pour le retour sur cette très belle virée.
    C’était pour moi une grande première et je suis bluffé par l’organisation sans faille de Claude. Merci à Nadie pour la visite guidée.
    Je suis vraiment tres heureux d’avoir pu découvrir un peu plus les uns et les autres. De tres belles rencontres.
    Juste un commentaire… le mauvais temps dans le ch’nord c’est une legende… j’ai pris plus d’eau aujourd’hui avec frere Thierry en revenant d’Orléans qu’en un week-end dans le nord.

  6. Bravo Régis pour ce compte rendu qui reflète bien les conditions et « péripéties » de cette agréable sortie.
    Michel

  7. cc super les frères et sœurs je vois que ça été un super weekend. merde pour Laurent son pneu c’est ça de rouler sur les clous « pas bon ça » je vous dit a bientôt bisous a vous tous jacques

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